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Bale)
Robert Evans, a Life in pictures : cliquer ici.
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"Rosemary's baby", "Le Parrain", "Chinatown", "Marathon man" : ces films ne se seraient peut-être pas faits sans le producteur Robert Evans qui, après avoir participé
activement à la popularisation du pantalon chez les femmes dans les années 60, a fait remonter en deux temps trois mouvements la Paramount, qui sombrait avant son arrivée, à la première place
des grands studios.
Cet homme hors du commun savait parfaitement ce qu'il fallait pour qu'un film remporte tous les suffrages, il avait tout compris. Il avait
le sens des affaires, l'esprit d'entreprise et du flair.
Et pour ne rien gâcher, il était séduisant. Ali
MacGraw, l'héroïne de "Love story", succomba d'ailleurs à son charme, l'épousa...
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Pour les fans de Robert Evans et/ou d'Ali MacGraw,
d'autres photos : cliquer ici.
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Ses débuts comme acteur
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Né le 29 juin 1930 à New York, de son vrai nom Robert J. Shapera, Robert Evans débute à 11
ans comme acteur radiophonique. |
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Quelques mois plus tard, le producteur Darryl F. Zanuck l'engage pour interpréter le toréador Pedro Romero dans "Le soleil se lève aussi". En 1958, il tient la vedette de "The friend who walked the West", western de Gordon Douglas où il reprend le personnage de "méchant" immortalisé 10 ans auparavant par Richard Widmark dans "Le carrefour de la mort". En 1959, il fait sa dernière apparition à l'écran dans "The best of everything". |
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Son détour par la
mode
Il dirige ensuite pendant 5 ans la société de prêt-à-porter Evans-Picone Inc., en association avec son frère Charles ainsi que Joseph Picone.
Sa carrière de producteur
Puis il revient au cinéma. Après avoir acheté les droits du best-seller de Jacqueline Susann "La vallée des poupées", il
occupe le poste de vice-président/chargé de production à la 20th Century Fox. En août 1966, il entre à la Paramount, où il assure d'abord les fonctions de
chargé de production pour l'Europe.
A l'âge de 34 ans, il
est nommé directeur général de production de Paramount Pictures. Il tiendra ce poste pendant une dizaine d'années et y sera
responsable de succès internationaux comme "Rosemary's baby", "Le Parrain", "Le Parrain, 2ème
partie", "Harold et Maude", "Lady sings the blues", "Roméo et Juliette", "Cent dollars pour un shérif", "Drôle de couple", etc.
![]() Mia Farrow, Robert Evans & Roman Polanski sur le tournage de "Rosemary's baby" |
![]() William Castle, Mia Farrow & Robert Evans sur le tournage de "Rosemary's baby" |
![]() Mario Puzo, Francis Ford Coppola, Robert Evans & Al Ruddy à une conférence de presse pour "Le Parrain" |
Al Ruddy, Al Pacino, Robert Evans & Francis Ford Coppola |
Redevenu
indépendant en 1974, il engage Roman Polanski pour réaliser "Chinatown" qui
vaudra l'Oscar du meilleur scénario original à Robert
Towne. Le film recueillera également 10 autres citations, 4 Golden Globes (meilleur film, meilleur acteur, meilleur réalisateur, meilleur scénario) ainsi
que 2 British Academy Awards (meilleur acteur et meilleur scénario).
![]() Robert Evans & Jack Nicholson Robert Evans & Roman Polanski → |
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![]() Robert Towne, Jack Nicholson & Robert Evans |
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Par la suite, il collaborera avec John Schlesinger ("Marathon
man") et John Frankenheimer ("Black sunday"), ainsi qu'avec,
entre autres, Francis Ford Coppola ("Cotton
Club") et Robert Altman ("Popeye").
Enfin, faisant preuve d'éclectisme du point de vue des genres, mais d'un goût assez déplorable, il produira notamment "Sliver", "Jade",
"Le fantôme du Bengale", "Le
Saint", "Escapade à New York" et "Comment se faire larguer en 10 leçons"... Quelle déchéance !
Succès, scandale,
sexe, tragédie, infamie : l'incroyable histoire vraie de Robert Evans
Robert Evans publie en 1994, aux éditions Hyperion, son autobiographie sous le titre "The kid stays in the picture" (L'Enfant gâté d'Hollywood). L'ouvrage rencontre un grand succès lors de sa
commercialisation sous forme de cassette audio en 1997, le talent de conteur d'Evans, qui a lui-même enregistré le texte, ayant fortement contribué à la réussite de l'entreprise. Cette bande
sonore a été utilisée en guise de commentaire en voix off dans le documentaire éponyme inspiré du best-seller, réalisé par Brett Morgen et Nanette Burstein en 2002 : "The kid stays in the
picture".
Brett Morgen fait le portrait du producteur hors-normes : "Robert Evans est un personnage à la Zelig de la seconde moitié du XXe siècle. Il a connu les plus belles femmes de ces
50 dernières années, d'Ava Gardner et Lana Turner à Kathleen Turner, pour n'en nommer que quelques-unes. Ses meilleurs amis sont Jack
Nicholson, Warren Beatty ou
Henry Kissinger. Il a écrit des discours pour 4 Présidents. Il n'y a pas une personnalité de ces 50 dernières années sur laquelle [il] n'ait pas une
incroyable anecdote personnelle à raconter. On lui doit également quelques-uns des plus grands films de ces 30 dernières années (...) Voici un homme qui va jusqu'aux dernières extrêmités :
vous faites l'amour avec 3 filles, il le fait avec 30. Vous faites un gros film, il en fait une douzaine."
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Catherine Deneuve, Robert Evans & Faye Dunaway
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Avertissement : il est fortement déconseillé de ne pas regarder le générique de fin du film jusqu'au bout : Dustin Hoffman dévoile en effet ses dons d'imitateur lors d'une
séquence désopilante, pendant que défile le générique. Ce document avait été filmé lors du tournage de "Marathon man".
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |
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