Après la série TV, le film

| titre original | "Star Trek : the motion picture" |
| année de production | 1979 |
| réalisation | Robert Wise |
| interprétation | William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley |
| suites | • "Star Trek 2 : la colère de Khan", Nicholas Meyer, 1982 |
| • "Star Trek 3 : à la recherche de Spock", Leonard Nimoy, 1984 | |
| • "Star Trek 4 : retour sur Terre", Leonard Nimoy, 1986 | |
| • "Star Trek 5 : l'ultime frontière", William Shatner, 1989 | |
| • "Star Trek 6 : terre inconnue", Nicholas Meyer, 1991 | |
| • "Star Trek : générations", David Carson, 1994 | |
| • "Star Trek : premier contact", Jonathan Frakes, 1996 | |
| • "Star Trek : insurrection", Jonathan Frakes, 1998 | |
| • "Star Trek : Nemesis", Stuart Baird, 2002 | |
| préquelle | "Star Trek", J.J. Abrams, 2009 |
Review de Gilles Penso (www.filmsfantastiques.com)
En 1978, soit une décennie après le premier épisode de la mythique série "Star Trek", Paramount décide de relancer le succès planétaire de la franchise avec
une seconde série TV plus luxueuse. Mais le succès mitigé de "Galactica", diffusé par Universal, refroidit Paramount. En
même temps, coup sur coup, "La guerre des étoiles"
et "Rencontres du troisième type" s'avèrent être
des triomphes spectaculaires sur grand écran. La décision s'impose alors d'elle-même : la suite de la série "Star Trek" sera un long métrage.
La réalisation échoit à Robert Wise ("Le jour où la Terre
s'arrêta" et "La maison du
diable", tout de même !). Etranger à l'univers "Star Trek", il visionne des dizaines d'épisodes, puis prend deux décisions importantes : imposer
le retour de Monsieur Spock, non prévu au départ, et remplacer les pyjamas de l'équipage par un vrai uniforme.
L'intrigue se situe en plein XXIIIème siècle. Les contrôleurs de la station Epsilon 9 assistent impuissants à la désintégration de trois croiseurs appartenant aux Klingons par un envahisseur
étranger qui fonce à toute vitesse sur la Terre. Missionné pour enquêter sur cette inquiétante affaire, l'amiral Kirk est nommé commandant du vaisseau de combat USS Enterprise par la fédération
des Planètes Unies. La toute belle Ilia, venue de la planète Delta, et Spock, le Vulcanien, se joignent à l'équipage. Le voyage s'avère long et éprouvant. Dès qu'il approche de l'envahisseur, le
vaisseau spatial est englouti, et Ilia enlevée par une sonde laser. Nos héros finissent par découvrir que V-Ger, le cerveau de l'envahisseur, n'est autre que Voyager 6, une sonde lancée par
l'homme au XXème siècle, perdue dans l'espace, qui a accumulé assez de connaissances pour acquérir l'intelligence...
Les magnifiques effets spéciaux du film, supervisés par le génial Douglas Trumbull ("2001 : l'odyssée de l'espace", "Rencontres du troisième type"), ont de quoi surprendre
les téléspectateurs habitués aux sempiternels plans timides de l'Enterprise passant devant une planète ou traversant sagement l'espace. Les exploits d'I.L.M. sur "La guerre des étoiles" ont en effet incité l'équipe du film à ne plus se montrer avare en
grandioses séquences intergalactiques. Mais était-ce une raison pour que la caméra s'attarde aussi lentement sur les vaisseaux, étirant jusqu'à l'ennui la visite du nouvel Enterprise par un Kirk
émerveillé, ou rallongeant sans commune mesure certaines séquences purement contemplatives ?
Robert Wise reconnut lui-même avec le recul que, s'il en avait eu le temps, il aurait raccourci le film de six ou sept minutes. Et c'est justement ce
problème de rythme qui ampute ce premier "Star Trek" cinématographique de tout l'impact qu'il méritait. Car son scénario repose sur une idée géniale, inspirée par plusieurs
épisodes de la série T.V., et qui ne prend tout son sens qu'au cours d'un impressionnant dénouement. Le coup d'envoi fut cependant donné à une série de longs-métrages voués au succès. Pour
inaugurer en beauté ce nouveau départ, le compositeur Jerry
Goldsmith a oublié le thème célébrissime d'Alexander Courage pour écrire une partition de toute beauté, structurée autour d'un motif majestueux devenu un classique à son tour.
Couverture du Cinefex de mars 1980
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |
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