October the 31th
|
|
| titre original | "Halloween" |
| année de production | 1978 |
| réalisation | John Carpenter |
| scénario | John Carpenter |
| musique | John Carpenter |
| interprétation | Jamie Lee Curtis, Donald Pleasence |
| récompense | Prix de la critique au festival international du film fantastique d'Avoriaz 1979 |
| remake | "Halloween", Rob Zombie, 2007 |
| suites | • "Halloween 2", 1981 |
| • "Halloween 3 : le sang du sorcier", 1982 | |
| • "Halloween 4 : le retour de Michael Myers", 1988 | |
| • "Halloween 5 : la revanche de Michael Myers", 1989 | |
| • "Halloween 6 : la malédiction de Michael Myers", 1995 | |
| • "Halloween : 20 ans après", 1998 | |
| • "Halloween : résurrection", 2002 |

T-shirt à commander sur lastexittonowhere.com
Critique extraite du Guide des films de Jean
Tulard
Le meilleur film de Carpenter, mêlant suspense et horreur
avec une redoutable efficacité.
La fin laisse entendre que le tueur est une incarnation du Mal et ouvre la voie à une suite.

Review de Gilles
Penso (www.filmsfantastiques.com)
Au milieu des années 60, la petite ville américaine d'Haddonfield, dans l'Illinois, est frappée par un crime abominable : celui d'une jeune fille par son frère Michael Myers, âgé d'à peine six
ans, en plein soir d'Halloween. Dix-sept ans plus tard, l'assassin s'échappe de l'institut psychiatrique où il était interné et revient sur les lieux de son crime.
La vogue du psycho-killer, annoncée par "Psychose", a été définitivement lancée par "Halloween", qui en a dicté les principes
majeurs. Du coup, le film de John Carpenter, qui faisait office de précurseur lors de sa
sortie, ne se distingue plus beaucoup désormais de sa trop prolifique descendance, ses mécanismes ayant notamment été galvaudés par l'interminable série des "Vendredi 13".
Carpenter nous avouait avec le recul : « A l'époque, personne n'avait encore vu de film
utilisant de tels artifices : la musique, le rythme du montage... A présent, c'est le lot quotidien du cinéphile. Tous les films d'horreur contiennent désormais ces effets de mise en scène. Au
moment de sa sortie, les gens criaient en voyant ce film, mais plus maintenant. » (1)
"Halloween" s'ouvre sur un long plan-séquence en caméra subjective qui se conclue de fort surprenante manière. Puis le film donne la vedette à Jamie Lee Curtis, alors débutante, dans un rôle d'ingénue qui dénote un peu
avec l'ensemble de ses rôles ultérieurs (ici, elle arpente gaiement le bitume en fredonnant « chante, rossignol, chante » !). En guest-star, Donald Pleasence, dans le rôle d'un psychiatre, déambule aux alentours en ne cessant de ressasser à qui
veut l'entendre que Michael Myers n'est pas un homme, mais le mal personnifié.
Comme toujours, Carpenter compose avec beaucoup de maestria sur l'unité de lieu (une
rue avec deux maisons adjacentes) et de temps (la nuit d'Halloween), ainsi que sur les apparitions furtives et inquiétantes, connues du spectateur mais pas des protagonistes, sur lesquelles
repose une bonne partie des effets de suspense. La musique, synthétique, sommaire et répétitive, accentue la tension du film, et s'est muée depuis en véritable classique du genre.
Evidemment, il est difficile de croire au personnage de Myers, rien n'expliquant son invulnérabilité aux balles ou ses motivations meurtrières. Et puis, on ne peut s'empêcher de réprouver cette
tendance à préserver ou punir les personnages selon qu'ils font preuve de chasteté ou non. Etant donné qu'il est difficile de soupçonner de puritanisme un cinéaste aussi peu politiquement social
que John Carpenter, sans doute faut-il voir dans cette équation sexe = mort la concrétisation
d'une obsession commune à maints tueurs en série, témoin Jack l'éventreur qui n'assassinait que des prostituées.
Quinze ans après la sortie d'"Halloween", John Carpenter déclarait : « Je
n'arrive toujours pas à croire qu'on ait réussi à faire ce film pour 300 000 dollars en 22 jours ! » (2) Et de conclure : « Les autres films de la série "Halloween" n'étaient que des photocopies
du film original. Mais la présence de Donald Pleasence suffit à les rendre intéressants. » (3)
Toujours est-il qu'"Halloween" est entré dans la légende, tandis qu'aucune de ses séquelles ne laissa de trace marquante dans l'histoire du cinéma fantastique.
(1), (2) et (3) propos recueillis par votre serviteur en février 1995

"Halloween" et "Black Christmas" : l'avis de
Pierre
De nombreuses critiques délirent aujourd'hui sur "Black Christmas" (Canada, 1974), réalisé par Bob Clark ("Deathdream"),
arguant qu'il s'agirait là du tout premier slasher, 4 ans avant "Halloween". Ah ouais ?
Le pitch : un... fou... oui, un fou, on peut le dire, appelle les meufs d'une sorority house la veille de Noël en leur disant des choses pas gentilles (parmi elles, Margot Kidder, ex miss De Palma
et future Lois Lane dans "Superman"). Et comme ça ne suffit pas, il va aussi leur faire des choses pas
gentilles. Mais le tueur ne serait-il pas plus près qu'on ne le pense ? Pour le savoir, John Saxon mène
l'enquête.
Au final, c'est lent, c'est long. Pas très gore, mais sans doute plus original à l'époque. Aujourd'hui, c'est une suite de clichés, à la mise en scène soignée, mais sans comparaison possible avec
"Halloween", bien plus original et flippant.
Pour la petite histoire, Bob Clark raconte que Carpenter,
impressionné par le film, lui aurait demandé s'il entendait réaliser une suite. Clark lui aurait répondu : "Non, mais si quelqu'un en faisait une, alors il faudrait l'appeler Halloween
et raconter l'histoire d'un tueur fou qui frapperait des baby-sitter cette nuit-là". Info ou intox ? Nous ne le saurons jamais.
Au final, quand Carpenter s'est attelé à "The Thing", Bob Clark, lui, s'est lancé dans la
série des "Porky's", ancêtre des "American pie". Les historiens du cinéma trancheront.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |
• Hollywoodland, mode
d'emploi
• Liens cinéma
• Copinage