titre original "Superman : the movie"
année de production 1978
réalisation Richard Donner
scénario Mario Puzo
photographie Geoffrey Unsworth
musique John Williams
interprétation Christopher Reeve, Margot Kidder, Marlon Brando, Gene Hackman, Glenn Ford,
  Ned Beatty, Valerie Perrine, Terence Stamp
   
récompense Oscar des meilleurs effets visuels
   
remake "Superman returns", Bryan Singer, 2006
   
suites "Superman 2 : l'aventure continue", Richard Lester, 1980
  "Superman 3", Richard Lester, 1983
  "Superman 4", Sidney Furie, 1987


Review de Gilles Penso (www.filmsfantastiques.com)

Pour célébrer le 40ème anniversaire de "Superman", le producteur Ilya Salkind décide d'offrir au super-héros un film colossal. Certes, « l'homme d'acier » avait déjà crevé l'écran avec la série animée des frères Fleischer, les serials de 1948 et 1950 et le long-métrage "Superman and the Mole Men" de Lee Sholem en 1951. Mais l'avancée des effets spéciaux démontrée par les films catastrophes des années 70 et par "La guerre des étoiles" laisse augurer une nouvelle adaptation spectaculaire. Salkind met le paquet : un budget de 55 millions de dollars, 11 équipes de tournage et 1 000 techniciens répartis sur les 3 continents où s'établit un tournage d'un an et demi. « Sur ce film, nous étions toute une armée de directeurs artistiques » confirme le chef décorateur Stuart Craig (1).

Quelques superstars figurent dans le film, notamment Marlon Brando (dont le salaire de 4 millions de dollars pour 10 minutes d'apparition à l'écran fait couler beaucoup d'encre à l'époque) et Gene Hackman. Mais pour le rôle titre, on se perd en conjectures. Tous les têtes d'affiches du moment sont envisagées, de Warren Beatty à Robert Redford en passant par Nick Nolte, Clint Eastwood, James Caan, Jon Voight et même Sylvester Stallone, qui rêve d'endosser le costume rouge et bleu. Mais le rôle est finalement confié à Christopher Reeve, un quasi-débutant qui se livre à un entraînement intensif pour que sa musculature puisse rivaliser avec celle de son modèle dessiné. Son coach n'est rien moins que David Prowse, l'homme qui prête sa silhouette altière à Dark Vador (cf. "La guerre des étoiles") !

Il ne reste plus qu'à trouver le réalisateur idéal. Steven Spielberg et Guy Hamilton sont fortement pressentis, jusqu'à ce que Richard Donner, fort du succès de "La Malédiction", n'hérite de la mise en scène.

Le scénario de Mario Puzo ("Le Parrain") revient aux origines du héros. En début de film, la planète Krypton agonise. Avant sa totale destruction, le juge Jor-El (Brando) envoie son bébé sur la Terre pour qu'il puisse survivre. Grâce au soleil de notre galaxie, l'enfant acquiert des pouvoirs incroyables. Il est élevé par un couple de fermiers du Middle West, les Kent, et prend plus tard l'identité de Clark Kent, journaliste au Daily Planet. Dès qu'une catastrophe menace la population, il devient Superman, héros invincible au collant rouge et bleu, et s'oppose au maléfique Lex Luthor (Hackman).

Les effets visuels époustouflants, combinaison de maquettes, d'incrustations et de projections frontales, permettent la matérialisation de séquences folles, comme le sauvetage de l'hélicoptère, la promenade romantique au-dessus de la ville ou le vol supersonique autour de la Terre pour faire remonter le temps. Et Christopher Reeve a indéniablement « la gueule de l'emploi », épousant le personnage avec un charisme immédiat. Dommage que le scénario et la mise en scène ne soient pas toujours à la hauteur, assurant le service minimum en se réfugiant derrière les exploits techniques.

A l'occasion du film, John Williams retrouve le London Symphonic Orchestra de "La guerre des étoiles" pour diriger une partition héroïque de toute beauté.

Avec ses 300 millions de dollars de recette, "Superman" sera longtemps le plus gros succès de la Warner.

(1) propos recueillis par votre serviteur en décembre 2005

Superman, le film - CFQ de 1978
Couverture de Cinefantastique n°4 de 1978

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