May the Force be with you
le thème principal
|
titre original
|
"Star wars - A new hope"
|
|
année de production
|
1977
|
|
réalisation
|
George Lucas
|
|
musique
|
John Williams
|
|
interprétation
|
Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher, Alec Guiness, David Prowse
|
|
|
|
|
récompenses
|
• Oscar de la meilleure musique originale
|
|
|
• Oscar du meilleur son
|
|
|
• Oscar des meilleurs effets sonores
|
|
|
• Oscar du meilleur montage
|
|
|
• Oscar des meilleurs effets visuels
|
|
|
• Oscar de la meilleure direction artistique
|
|
|
• Oscar de la meilleure création de costumes
|
|
|
|
|
suites
|
• "L'empire contre-attaque" (Episode V),
Irvin Kershner, 1980
|
|
|
• "Le retour du Jedi" (Episode VI), Richard
Marquand, 1983
|
|
prequelles
|
• "La menace fantôme" (Episode I), George
Lucas, 1999
|
|
|
• "L'attaque des clones" (Episode II), George Lucas, 2002
|
|
|
• "La revanche des Sith" (Episode III), George Lucas, 2004
|
Critique extraite du Guide des films de Jean
Tulard (2 étoiles)
Enorme succès pour cette production qui disposait de moyens considérables.
Sur le plan technique, la réalisation reste encore impressionnante.
Mais au niveau du scénario, le film s'adresse à un public enfantin et reste dans le space opera bien inférieur aux vieilles bandes dessinées comme "Flash Gordon" que pimentait un aimable
érotisme.
Malgré l'humour des deux robots, l'ensemble paraît bien fade.
Review de Gilles Penso (www.filmsfantastiques.com)
"La guerre des étoiles" constitue un virage définitif dans l'histoire de la science-fiction cinématographique, empruntant son inspiration aux contes médiévaux, aux westerns, aux
serials des années 30, aux films de guerre, au "Seigneur des anneaux" de Tolkien, à "La forteresse cachée" d'Akira Kurosawa, à la légende du roi Arthur et même à la tragédie
shakespearienne. Le film de George Lucas, guidé par l'analyse des mythes de l'anthropologue Joseph Campbell, constitue ainsi un admirable travail de recyclage qui débouche, à l'arrivée, sur un
résultat d'une unité, d'une originalité et d'une personnalité tout à fait remarquables. A contre-courant de la science-fiction traditionnelle, un carton d'introduction nous annonce d'emblée que les
événements ne se situent pas dans la Terre du futur, mais « il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine... ». D'où une filiation évidente avec le conte pour enfants, dont le
récit s'amuse à emprunter de nombreux archétypes.
L'Empire galactique, qui fait régner la peur en usant de sa colossale force militaire, vient d'achever la création de l'Etoile Noire, une gigantesque station spatiale capable d'anéantir en un
instant une planète tout entière. Darth Vader (David Prowse) et le général Tarkin (Peter Cushing) sont les auteurs de cette terrifiante entreprise. Fuyant les forces impériales, la princesse
Leïa (Carrie Fisher), à la tête des rebelles, est capturée par Vader. Avant de tomber entre ses griffes, elle a tout juste le temps d'expédier deux droïdes sur la planète Tatooine, pour alerter Obi
Wan Kenobi (Alec Guiness), survivant de l'ordre des chevaliers Jedi. Les robots messagers, C3PO et R2D2, sont recueillis par le jeune Luke Skywalker (Mark Hamill), qui décide de prendre fait et cause pour les rebelles lorsque son oncle et sa tante sont assassinés par les gardes impériaux. Il s'assure
le concours du mercenaire Han Solo (Harrison Ford) et de son co-pilote wookie Chewbacca.
Le film marque une étape si importante que la plupart des films « spatiaux » ultérieurs s'en inspireront, plus ou moins volontairement, ne serait-ce que dans la manière de cadrer leurs vaisseaux
spatiaux. Mais ce serait une erreur de limiter la réussite de "La guerre des étoiles" à une performance technique, même si c'en est effectivement une, et de taille. Le récit
universel qui y est conté, les forces qui s'y opposent et les sentiments qui s'y développent confèrent au film sa véritable force, dont la portée ne s'exprimera dans toute son étendue qu'au cours
des épisodes suivants.
Et puis il y a ce casting étonnant, mariant des jeunes espoirs inconnus (dont seul Harrison Ford accèdera finalement au vedettariat) et la vieille garde
britannique (avec en tête Alec Guiness, en émule du Gandalf du "Seigneur des anneaux", et Peter Cushing, recyclant son rôle
récurrent d'officier nazi). Sans oublier, ultime atout, la partition époustouflante, magistrale et wagnérienne d'un John Williams alors à l'apogée de son art,
assumant l'influence de Gustav Holst et de sa fameuse « Symphonie des planètes ».
En 1997, pour célébrer les 20 ans du film, George Lucas eut la mauvaise idée de le remonter et d'y intégrer d'hideuses images de synthèse dans le but de créer une édition spéciale, traitement
également infligé aux 2 autres films de la trilogie.
0