L'ange exterminateur
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| titre original | "Taxi driver" |
| année de production | 1976 |
| réalisation | Martin Scorsese |
| scénario | Paul Schrader |
| photographie | Michael Chapman |
| musique | Bernard Herrmann |
| maquillage | Dick Smith |
| interprétation | Robert De Niro, Harvey Keitel, Jodie Foster, Cybill Shepherd, Albert Brooks, |
| Victor Argo, Peter Boyle, Leonard Harris, Martin Scorsese | |
| récompense | Palme d'or au festival de Cannes 1976 |
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T-shirt représentant l'écusson de la manche gauche de la veste de combat américaine M-1965 portée par
Travis Bickle/Robert De Niro dans le film, à commander sur lastexittonowhere.com. |
Review de Pierre
Bon, je ne vais pas pitcher le film. C'est juste que je l'ai revu récemment. Ca participe de ma
réconciliation avec Scorsese (on était fachés).
Après lecture d'un splendide bouquin sorti sur lui, j'ai abouti à ce diagnostic : jusqu'aux "Affranchis", il avait du jus. Après, c'est fini. Il devient un
bon faiseur et réussit au mieux des exercices de style ("Les nerfs à vif", "Casino",
"Les
Infiltrés"). Déjà, dans une interview
qu'il a donnée après "Raging
Bull", il a expliqué qu'il s'était questionné sur ce qu'il lui restait à faire. Il a tenu le coup le temps de livrer encore quelques films, mais ça
fait un moment qu'il a perdu le niveau. Cela n'enlève rien à ses films d'avant, qui restent des chefs-d'œuvre éblouissants.
Ceci dit, on découvre toujours de nouvelles choses en revoyant "Taxi driver". Exemple : je n'avais JAMAIS remarqué cette apparition de Scorsese, qui REGARDE la caméra très nettement, dans le premier plan, au ralenti, où apparaît Cybill Sheperd. Tout le plan est centré sur Scorsese lui-même ! Je n'arrive pas
à croire que je ne l'avais jamais vu !
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Sinon, il y a dans le DVD un commentaire audio d'un prof à l'université, plutôt intéressant. Le mec définit
Travis Bickle comme "Norman Bates qui se prend pour John Wayne".
Et puis, plus je revois le film, plus je trouve De Niro flippant.
Ma scène préférée du film ? Allez, pour moi, aujourd'hui, c'est la scène où Travis descend un mec dans une épicerie (dont le gérant est Victor Argo, cf.
"Dangerous game"). Une scène vraiment réaliste et épouvantable, où tout le racisme du personnage ressort.
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Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard
Un film profondément pessimiste : la vision de New York est déjà déprimante et la solution offerte à Travis pour s'en sortir ne débouche que sur la violence.
Seul le visage de Jodie Foster illumine ce monde crépusculaire.

Critique extraite de 50 ans de cinéma américain de Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon
New York filmée comme une Sodome et Gomorrhe nocturne traversée par le taxi de l'Apocalypse.
Un film noir métaphysique, ou "Sunrise" revu et corrigé par l'esprit des années 70.
"Taxi driver" ou le gore à l'assaut de Hollywood, avec le carnage final, dont les effets sanglants ont été élaborés par Dick Smith, responsable des trucages du "Parrain" et de "Voyage au bout de l'enfer", et
surtout connu comme le maquilleur vedette de "L'Exorciste" (cf. le gore dans le cinéma
américain des années 70).
L'équipe
"Taxi driver" marque la 2ème collaboration de Martin Scorsese avec l'acteur Victor Argo (cf. "Bertha Boxcar" et "Mean streets"), sa
2ème collaboration avec les acteurs Robert De Niro et Harvey Keitel (cf. "Mean streets"), ainsi qu'avec
l'actrice Jodie Foster (cf. "Alice n'est plus ici") et sa 1ère collaboration avec le chef-opérateur Michael
Chapman (cf. "Raging
Bull" + le documentaire "La dernière valse" et le clip de "Bad").
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Films Illustrated de septembre 1976
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Film Comment de mars-avril 1976
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Photos de tournage
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |
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