Seul contre tous
| titre original | "Serpico" |
| année de production | 1973 |
| réalisation | Sidney Lumet |
| interprétation | Al Pacino, John Randolph, Cornelia Sharpe |
L'avis de Pierre
Revu ce classique des 70's de Lumet avec Pacino. Et bien, je me demande pourquoi je n'avais pas accroché avant !!! C'est vraiment passionnant, super bien fait, interprétation de folie.
Bref, un classique mérité, que je n'avais pas remarqué avant du fait, sans doute, d'une K7 en vf toute pourrie.
Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard
Sobre, sans fioritures, la mise en scène classique et quasi-documentaire de Sidney
Lumet s'efface modestement devant son sujet.
Un sujet fort, et ce d'autant plus que l'histoire de Frank Serpico est authentique. Cette héroïque croisade d'un policier intègre et solitaire contre 99 % de ses collègues en dit long quant au
degré de corruption qui régnait (qui règne ?) dans la police new-yorkaise. Il n'est pas jusqu'à John Lindsay, alors maire de la ville, qui ne soit éclaboussé par l'affaire Serpico. Un
réquisitoire sobre mais sans appel.
Beaucoup de l'efficacité du film vient, il faut le dire, de la remarquable prestation d'Al
Pacino, qui s'est investi totalement dans la composition du personnage. Ce rôle de flic anticonformiste lui permet de changer de dégaine à volonté. Arborant le plus souvent le look,
plutôt surprenant pour un policier, de hippie junkie aux cheveux longs, au chapeau mou à larges bords, aux jeans rapiécés, on le voit aussi jeune et imberbe en uniforme, ou en prolo moustachu.
Bien entendu, Al Pacino ne s'est pas contenté de polir l'extérieur de son personnage, il en a
également parfaitement rendu l'évolution intérieure. Du jeune policier naïf et galéjeur à l'homme usé et sur les nerfs qu'en a fait son combat de pot de terre contre le pot de fer, Pacino est constamment crédible.
"Serpico" est une oeuvre extrêmement intéressante qui entre parfaitement dans la thématique de Lumet : son combat pour une vraie démocratie et une vraie liberté aux USA rejoint (en moins risqué) celui de Serpico dans la vie.
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |
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