"Attica, Attica !"
| titre original | "Dog day afternoon" |
| année de production | 1975 |
| réalisation | Sidney Lumet |
| scénario | Frank Pierson |
| interprétation | Al Pacino, John Cazale |
| récompense | Oscar du meilleur scénario original |
La critique de Citizen Poulpe : cliquer
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Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard
Réduit à son anecdote, "Un après-midi de chien" n'est rien d'autre que la narration d'un hold-up foireux monté par deux minables. Tel que l'a filmé Lumet, c'est un enchantement.
C'est que le réalisateur sait d'abord ménager un suspense d'enfer : pas une seconde de ce film n'est de trop.
C'est ensuite qu'il a l'art de créer une impression d'absolue authenticité chez le spectateur. Détail concret après détail concret, Lumet donne vie à son décor (la banque, le quartier attenant de Brooklyn) et à ses personnages (Sonny,
l'homosexuel ; Sal, son complice au Q.I. proche de zéro ; Moretti, le flic finaud ; les otages plus vrais que nature).
C'est enfin que, sous couvert de nous narrer un fait divers authentique, Lumet se livre en fait à une critique de la société américaine. Comme il le fait dans le cadre d'un film d'action, il
n'ennuie pas. Pourtant, sa critique de la police, des médias, de l'intolérance, fait mouche à tous les coups et renforce l'impact du film.
Côté interprétation, Al
Pacino est remarquable de naturel et d'énergie dans un rôle difficile. Son partenaire, John Cazale,
sensationnel dans la dégaine du complice débile de Sonny, est à sa hauteur et mérite, lui aussi, tous les éloges.
Plus de 2 heures d'émotions, d'intelligence et d'humour, ça ne se refuse pas !

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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |
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