Son nom est "Leatherface"




titre original "The Texas chainsaw massacre"
année de production 1974
réalisation Tobe Hooper
   
récompense Prix de la critique au festival international du film fantastique d'Avoriaz 1976
   
le pitch un groupe de 3 garçons et 2 filles découvre une maison isolée, qui abrite un fou doté
  d'une arme peu commune : une tronçonneuse...
   
remake "Massacre à la tronçonneuse", Marcus Nispel, 2004
préquelle "Massacre à la tronçonneuse : le commencement", Jonathan Liebesman, 2007
suite "Massacre à la tronçonneuse 2", Tobe Hooper, 1986

Neuf, original, crasseux à souhait, ce film, dont l'histoire est inspirée de faits réels, rend son réalisateur célèbre et, devenant culte, inspirera de nombreuses oeuvres se réclamant du même esprit et demeure toujours une référence.

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard (3 étoiles)

Inspiré par une histoire réelle de profanateurs de tombe, Tobe Hooper réalise le film qui le rendra célèbre.

Devenu un film culte, "Massacre à la tronçonneuse" reste tout à fait particulier dans son genre et inspirera de nombreux films se réclamant du même esprit.

C'est une oeuvre glauque, dérangeante, efficace, utilisant beaucoup la caméra à l'épaule.

Même si aujourd'hui ce film a perdu quelque peu de son effet, il reste néanmoins surprenant et demeure une référence.

Malheureusement, l'esprit novateur qu'apportait Hooper ne devait pas être suivi. Il ne fut qu'une étoile filante au firmament du talent ("Poltergeist" est un cas à part).


Review de Gilles Penso (www.filmsfantastiques.com)

Alors que des sépultures ont été profanées dans une petite ville du Texas, Sally, Jerry, Franklyn, Pam et Kirk décident de passer quelques jours dans la région. Sur la route, ils embarquent un auto-stoppeur étrange qui leur montre son attirance pour le sang avant de s'enfuir. Les cinq amis s'arrêtent un peu plus loin pour la nuit. Manquant d'essence, ils demandent de l'aide à leurs voisins. Mais la maison la plus proche abrite l'auto-stoppeur dément et ses deux frères, trois bouchers au chômage. Depuis la fermeture des abattoirs de la région, ils détroussent les cadavres et les conservent dans leur chambre froide. Le plus dégénéré d'entre eux, surnommé Leatherface, porte un masque en chair humaine et est armé d'une tronçonneuse. Dès lors, le carnage commence...

"Massacre à la tronçonneuse"
a la réputation d'un film d'horreur ultra-sanglant, qu'il doit en grande partie à son titre fort évocateur. Or, la terreur engendrée par le film provient justement de la sobriété avec laquelle sont filmées ses abominations, l'imagination du spectateur complétant efficacement les horreurs suggérées par l'habile mise en scène de Tobe Hooper. « Je ne pense pas que l'horreur graphique soit le moyen le plus efficace de faire peur, même s'il m'est arrivé d'y recourir », nous révélait le cinéaste quelque 20 ans plus tard. « Beaucoup de gens se souviennent de "Massacre à la tronçonneuse" comme d'un film excessivement sanglant, et pourtant la plupart des meurtres y sont simplement suggérés. » (1)

Les scènes les plus éprouvantes sont celles où l'unique survivante est poursuivie par Leatherface, armé de sa tronçonneuse et à plusieurs reprises sur le point de la rattraper, en une course-poursuite inexorable et interminable qu'on croirait issue d'un cauchemar. Mais la séquence où le grand-père grabataire, une masse à la main, essaie en vain d'achever la malheureuse, comme il le faisait jadis avec le bétail, confine à l'insoutenable.

Outre ce réalisme cru et quasi-documentaire, l'épouvante naît aussi de l'incapacité pour l'héroïne à trouver un refuge pour échapper à ces assassins dégénérés et cannibales, probablement issus de mariages consanguins. Et pour cause : la belle villa et la station service leur appartiennent. La poussée d'adrénaline s'intensifie en même temps que les hurlements stridents et interminables de Marilyn Burns, surpassant en décibels les cris mémorables de Fay Wray dans "King Kong".
Quand la malheureuse découvre un cadavre empaillé et que les violons déchirent soudain le silence, on ne peut s'empêcher de penser à "Psychose", les deux films étant librement inspirés du même fait divers macabre.

"Massacre à la tronçonneuse"
s'achève sur une scène insolite, presque surréaliste, au cours de laquelle Sally s'enfuit à demi folle à l'arrière d'une camionnette tandis que Leatherface, exagérément apprêté et maquillé, danse sur la route, la tronçonneuse à la main, nimbé d'un lever de soleil paisible. Ce tueur anthropophage et masqué se muera vite en icône incontournable du cinéma d'horreur, générant moult imitations, 3 séquelles officielles et 2 remakes.

(1)
propos recueillis par votre serviteur en février 1995



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