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titre original "Close encounters of the third kind"
année de production 1977
réalisation Steven Spielberg
photographie Vilmos Zsigmond
montage Michael Kahn
musique John Williams
interprétation Richard Dreyfuss, François Truffaut, Carl Weathers
   
récompenses • Oscar de la meilleure photographie
  Oscar du meilleur son



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Devils Tower (littéralement la "tour du Diable"), 1er Monument national des Etats-Unis par décision du président Theodore Roosevelt en 1906, est un monolithe situé à proximité des villes de Hulett et Sundance, dans le comté de Crook, au nord-est de l'Etat du Wyoming. Hauteur : 386 m au-dessus des terres environnantes. Sommet : à 1 558 m d'altitude.


Review de Pierre

Voilà une référence dans l'œuvre de Spielberg, un de ses films-phares.

Le pitch ? Le film raconte le parcours d'un père de famille (Richard Dreyfuss) qui devient obsédé par des visions après avoir vu des soucoupes volantes ; il se sépare de sa famille pour aller accueillir les aliens. Parallèlement, on suit les travaux d'un scientifique français (François Truffaut) et de son traducteur (Bob Balaban) pour communiquer avec les extras-terrestres.

On peut gloser sur beaucoup de choses là-dedans : l'aspect psychanalytique du film (qui raconte l'histoire d'une famille qui se délite sans doute comme celle de Spielberg) ; la filiation voulue par le réalisateur avec la nouvelle vague française (la présence de Truffaut a permis à Spielberg de bénéficier d'un prestige critique dont il continue à profiter aujourd'hui). Ok.

On peut aussi dire que les effets spéciaux étaient superbes pour l'époque et qu'ils ont plutôt bien vieilli. Ok.

Mais le problème et la vérité de la chose, c'est que je me SUIS ENNUYE COMME JAMAIS DEVANT CE FILM. Que c'est chiant ! Ca n'en finit pas. 2h20 qui semblent en durer 4, vraiment. Je ne comprend pas la fascination que ce film peut encore générer aujourd'hui. Spielberg a fait tellement mieux depuis !

Rencontres du troisième type - vaisseau spatial 1 Rencontres du troisième type - vaisseau spatial 2


Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

A l'instar des précédents films de Steven Spielberg, "Rencontres du troisième type" repose sur le comportement d'un personnage innocent dont la quiétude est bouleversée par une agression extérieure.

Comme "Les dents de la mer", le film évolue en deux temps : manifestation de plus en plus fréquente et intense de l'élément perturbateur, mouvement du protagoniste en direction de cet élément pour résoudre la crise. A cette différence que dans "Rencontres du troisième type", l'itinéraire du protagoniste n'aboutit pas à un affrontement libératoire mais à une gratification jubilatoire.

En témoigne le léger glissement du héros spielbergien de l'innocence adulte à l'innocence enfantine, les 3 protagonistes du film, qui s'inscrivent comme les maillons d'une chaîne partant de l'enfant enlevé pour aboutir à l'extra-terrestre d'allure fœtale, ayant conservé une faculté d'émerveillement propre à leur permettre de communiquer avec les extra-terrestres qui jouent avec les inventions de l'homme, à l'instar du héros avec son train électrique et de Steven Spielberg lui-même avec le cinéma qui est, comme chacun sait, "le plus beau train électrique du monde".


Rencontres du troisième type - générique

Review de Gilles Penso (www.filmsfantastiques.com)

Fan de SF depuis toujours, Steven Spielberg a pris avec "Rencontres du troisième type" le contre-pied des invasions extra-terrestres agressives qui pullulaient sur les écrans depuis le début des années 50, à l'exception de quelques perles rares comme "Le jour où la Terre s'arrêta".

Plusieurs faits étranges introduisent le récit. Des avions disparus depuis la dernière guerre sont retrouvés en parfait état de marche dans le désert mexicain. En ville, des pannes d'électricité surviennent soudain. Des chercheurs, dirigés par Claude Lacombe (François Truffaut), en déduisent une future rencontre extra-terrestre. L'électricien Roy Neary (Richard Dreyfuss), Jillian Guiler (Melinda Dillon) et son fils Barry (Cary Guffey) ont reçu intuitivement un message des visiteurs. Bientôt, Barry disparaît dans un flot de lumières et Roy quitte travail et famille pour se rendre sur le lieu de la rencontre...

Rencontres du troisième type - désert 1 Rencontres du troisième type - lumière

Rarement film aura autant titillé l'imaginaire fébrile de l'enfant subsistant en chaque spectateur. Avec une sublime naïveté, Spielberg offre à son public en pleine béatitude les plus belles images d'OVNI jamais filmées, des images que nous rêvions de voir « avant même notre naissance » d'après Ray Bradbury en personne ! A travers l'adulte encore immature interprété par Richard Dreyfuss, le spectateur trouve un parfait terrain d'identification et de projection. Quasi surréaliste en pleine science-fiction, la présence de François Truffaut (un linguiste qui ne sait pas parler l'anglais !) apporte une touche insolite supplémentaire du meilleur cru. Avec ce vaisseau spatial "déguisé" en voiture, ces hélicoptères pris pour des OVNIS, ces 5 notes de musique lancinantes d'origine inconnue, cette forme montagneuse indéterminée, Spielberg joue avec les symboles et les faux-semblants.

Rencontres du troisième type - Devils Tower Rencontres du troisième type - désert 2

Le surréalisme est aussi de la partie, sous la forme d'un navire échoué dans le désert de Gobi, ou d'un vaisseau mère gigantesque qui, bien qu'il soit plus gros qu'une montagne, réussit à se cacher derrière elle. Deux plans qui figurent parmi les plus beaux trucages de l'histoire du cinéma.

"Rencontres du troisième type"
est enfin une parabole de la lumière divine apparue derrière la Mont Sinaï, un extrait des "Dix commandements" aperçu sur un écran de TV officialisant le parallèle. Douglas Trumbull ("2001 : l'odyssée de l'espace", "Star Trek : le film") a réalisé pour ce film quelques-uns des effets spéciaux les plus beaux de sa carrière, et John Williams a composé à l'occasion la plus étrange et la plus envoûtante de ses partitions.
Même Carlo Rambaldi, d'ordinaire si peu inspiré (le "King Kong" de l'année précédente), a réalisé ici un extra-terrestre de toute beauté, nimbé de lumières surexposées.

Rencontres du troisième type - François Truffaut Rencontres du troisième type - Richard Dreyfuss

"Rencontres du troisième type" est donc le film ultime sur les OVNIS, l'œuvre de référence. "Abyss", "Independence day", les "X-Files" et bien d'autres lui doivent presque tout. On note que le film existe dans 3 versions distinctes : le montage original tel qu'il fut distribué en 1977, l'"édition spéciale" que Steven Spielberg ressortit en 1980, et une ultime édition spécifiquement concoctée pour la sortie en DVD, qui contient les meilleurs passages des 2 versions précédentes et qu'on sera donc tenté de préférer.

Rencontres du troisième type - CFQ de 1978
Couverture de Cinefantastique n°3-4 de 1978

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