| titre original | "The last picture show" |
| année de production | 1971 |
| réalisation | Peter Bogdanovich |
| scénario | d'après le roman de Larry McMurtry |
| photographie | Robert Surtees |
| interprétation | Timothy Bottoms, Jeff Bridges, Cybill Shepherd, Ellen Burstyn, Cloris Leachman, |
| Ben Johnson, Randy Quaid | |
| récompenses | • Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour Ben Johnson |
| • Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Cloris Leachman |
Review de Pierre
Ma dernière grande découverte : "La dernière séance", avec Jeff Bridges (tout jeune), Cybill Sheperd (toute jeune) et Timothy
Bottoms.
Chronique en noir et blanc de jeunes ados dans un ploucland américain au début des années 50.
Grrrrrrand beau film émouvant.
C'est dit.
Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard
Exagérément centrée sur l'hommage à Hollywood et à son passé, la carrière de Bogdanovich comprend pourtant un chef-d'œuvre : "La dernière séance".
Avec un sens aigu du décor (les bâtisses sans style d'Anarene), de l'allégorie (la Corée renvoyant au Viêtnam, le désert géographique au désert mental des personnages), de la photo (les tons
sales du vétéran Surtees), de l'interprétation (tous, de Jeff Bridges à Randy Quaid, de Cybill Shepherd à Ellen Burstyn, ont fait
carrière), "La dernière séance", avant "American
graffiti" et "Voyage
au bout de l'enfer", nous décrit des jeunes gens appelés à combattre en Asie et traînant dans l'intervalle un ennui incommensurable, le sexe et
l'alcool ne palliant que bien mal leur vide existentiel.
Cependant, à la différence de Lucas et de Cimino, qui se contentent d'étaler sur l'écran la vacuité de leurs personnages, Bogdanovich parvient à nous faire ressentir avec intensité
le mal de vivre de ses tristes "héros".
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |
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