"Un scénariste doit chaque jour tuer son père, violer sa mère et trahir sa patrie."
Luis Buñuel
| cliquer sur l'image ci-contre pour accéder au dossier Hollywoodland sur les romans célèbres adaptés au cinéma dans les années 70 |
|
Oscars du meilleur scénario
original
• 1970 : Francis Ford Coppola et Edmund North pour "Patton"
• 1971 : Paddy Chayefsky pour "L'Hôpital"
• 1972 : Jeremy Larner pour "Votez
McKay"
• 1973 : David Ward pour "L'Arnaque"
• 1974 : Robert Towne pour "Chinatown"
• 1975 : Frank Pierson pour "Un après-midi de
chien"
• 1976 : Paddy Chayefsky pour "Network, main basse sur la
télévision"
• 1977 : Woody Allen et Marshall Brickman pour "Annie
Hall"
• 1978 : Robert Jones et Waldo Salt pour "Le
Retour"
• 1979 : Steve Tesich pour "La bande des
quatre"
Oscars du meilleur scénario adapté
• 1970 : Ring Lardner Jr. pour "M*A*S*H" (roman de Richard Hooker)
• 1971 : Ernest Tidyman pour
"French connection" (roman de Robin Moore)
• 1972 : Mario Puzo et Francis Ford Coppola pour "Le Parrain" (roman de Mario Puzo)
• 1973 : William Peter Blatty
pour "L'Exorciste" (son propre roman)
• 1974 : Mario Puzo et Francis Ford Coppola pour
"Le Parrain, 2ème partie" (roman de Mario Puzo)
• 1975 : Bo Goldman et Lawrence Hauben pour "Vol
au-dessus d'un nid de coucou" (roman de Ken Kesey)
• 1976 : William Goldman pour "Les hommes du Président" (livre de Carl Bernstein et Bob Woodward)
• 1977 :
Alvin Sargent pour "Julia" (roman "Pentimento" de Lillian Hellman)
• 1978 : Oliver Stone pour "Midnight
Express" (livre de William Hayes et William Hoffer)
• 1979 : Robert Benton pour "Kramer contre Kramer" (roman d'Avery Corman)
◊ Scénaristes du cinéma américain des années 80
◊ Scénaristes du cinéma américain des années 90
◊ Scénaristes du cinéma américain des années 2000
Un peu de
vocabulaire...
Scénario
Le mot vient de l'italien scenario, qui veut dire "décor" et qui est issu lui-même du latin scaenarium, qui veut dire "scène de théâtre".
Par extension, le scénario a d'abord désigné l'agencement de la scène et des décors - ce qu'on appelle aujourd'hui la scénographie -, puis la trame de ce qui se déroule sur scène, l'histoire
interprétée par les acteurs. Le mot sera repris ensuite par les romanciers, enfin par les cinéastes pour désigner la mise en forme ou la présentation d'une idée destinée à être réalisée
cinématographiquement.
Plus élaboré que le synopsis, le scénario est moins fragmenté que le découpage.
NB : Pour le pluriel du mot, l'Académie française préconise d'employer scénarios et non scénarii. En effet, bien qu'étant un mot étranger d'origine italienne, assimilé à la
langue française, il en suit désormais les règles grammaticales et le mot scenarii ne peut être toléré que sous la forme d'italique (et sans accent donc, puisque le mot original n'en
comporte pas).
Script
Le mot est employé pour désigner soit le scénario, soit le découpage.
Synopsis
Du grec sun ("ensemble") et opsis ("vision").
Il s'agit, comme son éthymologie l'indique donc parfaitement, d'une vue d'ensemble, plus précisément d'un récit de quelques pages résumant le futur film et proposé par le réalisateur au
producteur avant l'écriture du scénario proprement dit.
Il ne doit donc pas être confondu avec l'argument (en anglais pitch), qui désigne
l'idée principale du film résumée en une ou deux phrases, ni même avec un simple résumé de l'histoire du film racontée en détails en moins d'une vingtaine de
lignes.
Découpage
Il convient de distinguer 2 formes de document :
- le découpage séquentiel (ou continuité dialoguée), qui est la description visuelle et auditive chronologique de l'histoire. Elle décrit les séquences
dans l'ordre prévu dans le film définitif, numérotées, accompagnées de quelques mentions techniques nécessaires comme la diégèse ("intérieur/nuit", par exemple), et des didascalies (descriptifs
consistant en des indications visuelles et auditives). Une norme de mise en page (plus ou moins respectée) permet le chronométrage de l'œuvre avec comme principe qu'une page équivaut à une minute
de film après montage.
- le découpage technique, qui consiste en une fragmentation de la continuité dialoguée en plans contenant toutes les
indications, à savoir : numérotation du plan, didascalies, diégèse, bande-son (dialogue, musique et bruits), cadrage, mouvement de caméra, effets de lumière, effets spéciaux, et minutage
précis.
Scénarimage (ou storyboard, en anglais)
Cette forme consiste à dessiner plan par plan le récit, en indiquant les mouvements des personnages et de la caméra.
Le scénarimage est très utilisé dans les films employant de nombreux effets spéciaux ou des trucages compliqués, entre autres.
|
Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |
• Hollywoodland, mode
d'emploi
• Liens cinéma
• Copinage