"Un scénariste doit chaque jour tuer son père, violer sa mère et trahir sa patrie." (Luis Buñuel)

Allen, Woody
Benton, Robert
Bernstein, Walter
Carpenter, John
Coppola, Francis Ford
De Palma, Brian
Eastman, Carol
Goldman, William
Henry, Buck
Kaufman, Philip
Milius, John
Newman, David
Puzo, Mario
Sargent, Alvin
Schrader, Paul
Stone, Oliver
Towne, Robert
Wurlitzer, Rudy


Oscars du meilleur scénario original
• 1970 : Francis Ford Coppola et Edmund North pour "Patton"
• 1971 : Paddy Chayefsky pour "L'Hôpital"
• 1972 : Jeremy Larner pour "
Votez McKay"
• 1973 : David Ward pour "
L'Arnaque"
• 1974 : Robert Towne pour "
Chinatown"
• 1975 : Frank Pierson pour "
Un après-midi de chien"
• 1976 : Paddy Chayefsky pour "
Network, main basse sur la télévision"
• 1977 : Woody Allen et Marshall Brickman pour "
Annie Hall"
• 1978 : Robert Jones et Waldo Salt pour "
Le Retour"
• 1979 : Steve Tesich pour "
La bande des quatre"

Oscars du meilleur scénario adapté

• 1970 : Ring Lardner Jr. pour "M*A*S*H" (adaptation du roman de Richard Hooker)
• 1971 : Ernest Tidyman pour "French connection" (adaptation du roman de Robin Moore)
• 1972 : Mario Puzo et Francis Ford Coppola pour "Le Parrain" (adaptation du roman de Mario Puzo)
• 1973 : William Peter Blatty pour "L'Exorciste" (adaptation de son roman)
• 1974 : Mario Puzo et Francis Ford Coppola pour "Le Parrain, 2ème partie" (adaptation du roman de Mario Puzo)
• 1975 : Bo Goldman et Lawrence Hauben pour "Vol au-dessus d'un nid de coucou" (adaptation du roman de Ken Kesey)
• 1976 : William Goldman pour "Les hommes du Président" (adaptation du livre de Carl Bernstein et Bob Woodward)
• 1977 : Alvin Sargent pour "Julia" (adaptation du roman "Pentimento" de Lillian Hellman)
• 1978 : Oliver Stone pour "Midnight Express" (adaptation du livre de William Hayes et William Hoffer)
• 1979 : Robert Benton pour "Kramer contre Kramer" (adaptation du roman d'Avery Corman)


Les scénaristes du cinéma américain des années 80
Les scénaristes du cinéma américain des années 90


Un peu de vocabulaire...

Scénario
Le mot vient de l'italien scenario, qui veut dire "décor" et qui est issu lui-même du latin scaenarium, qui veut dire "scène de théâtre".
Par extension, le scénario a d'abord désigné l'agencement de la scène et des décors - ce qu'on appelle aujourd'hui la scénographie -, puis la trame de ce qui se déroule sur scène, l'histoire interprétée par les acteurs. Le mot sera repris ensuite par les romanciers, enfin par les cinéastes pour désigner la mise en forme ou la présentation d'une idée destinée à être réalisée cinématographiquement.
Plus élaboré que le synopsis, le scénario est moins fragmenté que le découpage.
NB : Pour le pluriel du mot, l'Académie française préconise d'employer scénarios et non scénarii. En effet, bien qu'étant un mot étranger d'origine italienne, assimilé à la langue française, il en suit désormais les règles grammaticales et le mot scenarii ne peut être toléré que sous la forme d'italique (et sans accent donc, puisque le mot original n'en comporte pas).

Script
Le mot est employé pour désigner soit le scénario, soit le découpage.

Synopsis
Du grec sun ("ensemble") et opsis ("vision").
Il s'agit, comme son éthymologie l'indique donc parfaitement, d'une vue d'ensemble, plus précisément d'un récit de quelques pages résumant le futur film et proposé par le réalisateur au producteur avant l'écriture du scénario proprement dit.
Il ne doit donc pas être confondu avec l'argument (en anglais pitch), qui désigne l'idée
principale du film résumée en une ou deux phrases, ni même avec un simple résumé de l'histoire du film racontée en détails en moins d'une vingtaine de lignes.

Découpage
Il convient de distinguer 2 formes de document :
- le découpage séquentiel (ou continuité dialoguée), qui est la description visuelle et auditive chronologique de l'histoire. Elle décrit les séquences dans l'ordre prévu dans le film définitif, numérotées, accompagnées de quelques mentions techniques nécessaires comme la diégèse ("intérieur/nuit", par exemple), et des didascalies (descriptifs consistant en des indications visuelles et auditives). Une norme de mise en page (plus ou moins respectée) permet le chronométrage de l'œuvre avec comme principe qu'une page équivaut à une minute de film après montage.
- le découpage technique, qui consiste en une fragmentation de la continuité dialoguée en plans contenant toutes les indications, à savoir : numérotation du plan, didascalies, diégèse, bande-son (dialogue, musique et bruits), cadrage, mouvement de caméra, effets de lumière, effets spéciaux, et minutage précis.

Scénarimage
(ou storyboard, en anglais)
Cette forme consiste à dessiner plan par plan le récit, en indiquant les mouvements des personnages et de la caméra.
Le scénarimage est très utilisé dans les films employant de nombreux effets spéciaux ou des trucages compliqués, entre autres.

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