Le premier long métrage de Michael Cimino
| titre original | "Thunderbolt and Lightfoot" |
| année de production | 1974 |
| réalisation | Michael Cimino |
| scénario | Michael Cimino |
| musique | Dee Barton |
| interprétation | Clint Eastwood, Jeff Bridges, George Kennedy, Gary Busey |
Critique extraite du Guide des films de Jean
Tulard
Un titre idiot, racoleur, qui causa le plus grand tort à ce film tendre.
Eastwood, satisfait du travail de Cimino, scénariste de "Magnum
force", lui donna sa chance comme réalisateur.
Cinq ans plus tard, Cimino cassa la baraque avec "Voyage au bout de l'enfer".
Review de Sébastien Miguel
Premier film de Michael Cimino. Très personnel, brillant, inégal et véhiculant un nombre
impressionnant de thèmes et motifs du Nouvel Hollywood (conflit des générations, loosers errants dans l'immensité de paysages grandioses, nostalgie d'une jeunesse perdue), "Le
Canardeur" est devenu, avec les années, un film précieux.
"Le Canardeur" n'est plus guère diffusé à la télévision française et son DVD (édité en 1998) est devenu depuis longtemps indisponible.
L'œuvre, parfaitement culte, est tout de même ressortie au cinéma en copie neuve grâce au distributeur Solaris Distribution, courant 2010.
Pas de critique ou d'avis péremptoire sur ce beau film. Pour une fois, laissons parler l'auteur :
extraits d'un entretien avec Michael Cimino par Bill Krohn, Cahiers du Cinéma "Spécial made in USA" n°337, juin 1982 :
"Quand il m'arrive de revoir mes films, c'est comme si je voyais des films d'amis (…) J'ai l'impression de voir un film de vacances relatant un événement auquel j'ai participé
sans qu'on me voie, bien que j'y sente ma présence. Je souris quand je pense à Jeff (Bridges). En fait, il domine le film un peu plus que prévu."
"Clint
s'est bien rendu compte de ce qui se passait, mais il l'a tellement aimé qu'il n'a pu que le regarder évoluer, comme on regarde évoluer un élément naturel, sans vouloir l'interrompre. (…) Clint
s'est montré très généreux."
"(…) Je pense qu'Eastwood était heureux pendant le tournage, il paraissait prendre grand plaisir à regarder le film et à
suivre ses étapes. Avant de commencer, j'ai dit à Jeff : " Tu as une tâche à remplir ; tu dois faire rire Clint dans le film " ; c'est ce qu'il a fait !"
"(…) Les personnages de Clint et George Kennedy parlent de leur expérience en Corée, et leur attitude est en grande partie celle de cette génération-là ; Jeff était un casse
tête pour eux. Ils ne se situaient pas dans le courant de la société américaine, loin de là ; mais Jeff était porteur de ce changement. (…) Il semble qu'Eastwood ait eu un très bref moment de
joie de vivre, quand il s'est laissé aller (…). Ce dont on se souvient le plus (…), ce sont les moments de liberté, de joie de vivre. C'est en partie le sujet de ce film ; il contient des moments
de ce type".
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |
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