| titre original | "F.I.S.T." * |
| année de production | 1978 |
| réalisation | Norman Jewison |
| scénario | Joe Eszterhas |
| photographie | Laszlo Kovacs |
| musique | Bill Conti |
| production | Norman Jewison/Artistes Associés |
| interprétation | Sylvester Stallone, Rod Steiger, Peter Boyle, Melinda Dillon, David Huffman, |
| Tony Lo Bianco |
* Federation of InterState Truckers (Fédération des Camionneurs Inter-Etats)
Review de Sébastien Miguel
Spectacle palpitant du parcours de ce Johnny Kovak, double quelque peu idéalisé de Jimmy Hoffa. Idéalisme, lutte, combat. Mais compromissions avec la Mafia, désillusions et… mort. On pense, bien
sûr, à Scorsese et certains de ses chefs-d’œuvre, mais le film brille par ses propres qualités.
Une reconstitution soignée, une mise en scène sobre et ample de Norman Jewison. Sans avoir le souffle baroque et épique du cinéaste des "Affranchis", Jewison ne fait pas l’impasse sur les violences et les injustices d’une époque impitoyable (les
exactions des milices, les agressions, les meurtres). L’admirable casting ne gâche rien avec les belles compositions de Rod Steiger, Peter Boyle, Melinda Dillon et Tony Lo Bianco. Le film oppose remarquablement le physique pur et
fragile de David Huffman à celui massif (mais tout aussi fragile) de Stallone.
Généreux, humaniste et un brin manichéen (mais n’est-ce pas la définition du grand cinéma populaire ?), "F.I.S.T." s’impose comme
un témoignage touchant de ces êtres voués à l’exploitation et qui finissent détruits par le grand capital qu’ils combattaient. Et cela, malgré l’apparente réussite de leurs combats...
Deux ans après "Rocky", Stallone incarne
brutalement la fin des idéaux du rêve américain. Il se révèle excellent dans ce qui reste l’un des seuls grands rôles de sa carrière. Symbole de la révolte des prolétaires et des classes
ouvrières, Stallone est un interprète idéal.
Fresque amère, sociale et puissante emmenée par la musique de Bill Conti. Du beau, du grand cinéma
américain.
Critique extraite du Guide des films de Jean
Tulard
Un très bon film sur le pouvoir des syndicats aux USA et leurs liens avec des organisations comme la Mafia. Les auteurs ont pensé à Jimmy Hoffa, qui présida la Teamsters Union et que
Robert Kennedy tenta de briser.
C'est aussi un excellent témoignage sur les méthodes de lutte des ouvriers contre le patronat.
Si Stallone a un jeu monolithique, Steiger est ici
excellent.
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |
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