| titre original | "Such good friends" |
| année de production | 1971 |
| réalisation | Otto Preminger |
| interprétation | Dyan Cannon, James Coco, Jennifer O'Neill, Burgess Meredith |
Critique extraite du Guide des films de Jean
Tulard
Un chef-d'œuvre.
"Des amis comme les miens" se présente au premier abord comme une comédie satirique, fustigeant avec beaucoup de virulence l'intelligentsia new-yorkaise, ses manies sexuelles,
ses valeurs frelatées ; le monde médical n'est pas épargné non plus.
Certains ont pu qualifier ce film de vulgaire, alors que c'est le comportement des personnages qui est vulgaire, et non le regard - très critique - de l'auteur.
Quoi qu'il en soit, l'introduction de la mort dans ce qui semblait n'être qu'une farce "hénaurme" confère soudain à l'histoire amertume et gravité.
"Des amis comme les miens", c'est aussi l'histoire tragique d'une femme qui, après avoir vivoté sans réfléchir, découvre que son mari n'est pas fidèle, que ses amis en valent
rien. Pire, avec la mort de son mari, elle perd toute chance de ressouder son couple.
A l'instar de Julie, le spectateur quitte le film - sobre techniquement, beau et désenchanté - un goût amer à la bouche, même si, une heure auparavant, il s'ébaudissait à voir Burgess Meredith
danser nu, vêtu d'un simple oeillet et sa vertu protégée par l'exemplaire de son dernier livre.
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |
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