| titre original | "The nickel ride" |
| année de production | 1974 |
| réalisation | Robert Mulligan |
| scénario | Eric Roth |
| photographie | Jordan Cronenweth |
| musique | Dave Grusin |
| interprétation | Jason Miller |
Review de Pierre
C'est réalisé par Robert Mulligan ("To kill a
mockingbird") et c'est un polar oublié des 70's, visible pour la première fois depuis très longtemps. Ca faisait longtemps que je voulais le voir. Originalité du truc : c'est un des seuls films
dont le premier rôle est interprété par Jason Miller, dramaturge et comédien qui avait marqué les esprits l'année précédente dans son extraordinaire interprétation du père Karras dans
"L'Exorciste".
Le pitch : Cooper (Miller) est le "key man". Comprendre : c'est lui qui a les clefs de tous les entrepôts de la mafia. Malheureusement pour lui, un deal
lui permettant d'acquérir de nouveaux entrepôts ne se passe pas comme prévu. Cooper sent l'étau se resserrer autour de lui. Les temps changent. Il le sent et essaye de se débattre pour sauver sa
vie...
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Photo superbe de Jordan
Cronenweth ("Blade
runner", "Légitime
violence"). Musique de Dave Grusin. Etude d'un
anti-héros sur un ton sec, nihiliste et sans espoir. C'est peu dire qu'on est A FOND dans le cinéma américain des années 70. C'en est presque archétypal, à ce stade. Le film s'inspire de certains
films noirs des années 40 ("Night and the city") qu'il aborde avec une sensibilité typique de son époque. Exemple : le film commence sur un gros plan du "héros", dans le noir, entrecoupé de plans
d'un lent travelling vers un immeuble, avec en fond sonore une musique dissonante. Dans le même style, on pense aux "Copains d'Eddie Coyle".
Ca ne veut pas dire que "Nickel ride" est parfait. Ca manque à mon sens d'une belle scène d'action au milieu, qui aurait un peu réveillé
le truc, mais bon, a priori, ça n'était pas l'intention de Mulligan qui semblait plus vouloir
aller au bout de la lenteur du "néo-noir". Miller est superbe, ceci dit, à mi-chemin entre Pacino et Stallone. Il a un visage très intense, ce qui sert beaucoup le film.
Au final : ça demande un effort, mais une fois qu'on l'a vu, ça reste en mémoire.

Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard
Après avoir longtemps décrit la fin des vieux cowboys, Hollywood se penche sur la génération des anciens gangsters et le passage à des méthodes de racket et de vol plus modernes et plus
efficaces.
C'est l'intérêt de ce film très bien mis en scène par Mulligan.
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |
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