"Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien
compris." Bertrand Tavernier
Le Nouvel Hollywood, le contexte historique et politique : cliquer
ici.
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Le cinéma américan des 70's selon Jean-Baptiste Thoret |
"Recut trailers
70" : le cinéma américain des années 70 en 5 bandes annonces imaginaires concoctées par Arte
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Un petit aperçu en images (chanson : "Amoreena", Elton
John, 1971 *)
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1967 "Bonnie and Clyde" |
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1980 "La porte du paradis" |
Concernant la seconde phase, période de doute et de repli, les causes doivent être trouvées à la fois dans
:
- l'essouflement des mouvements contestataires et de la contre-culture,
- la fin de la guerre du Viêtnam et de la conscription,
- les scandales politiques et la récession économique.
◊ Le Nouvel Hollywood, ce sont des films dont
les traits communs sont :
• une sympathie pour les marginaux : les histoires du Nouvel Hollywood ne se déroulent pas dans un monde idyllique et hermétique, mais font place à une vision
réaliste des individus et de leurs problèmes ; on ne monte pas les protagonistes en héros, mais on interroge et analyse leurs actions et leurs motivations ; beaucoup d'entre eux se heurtent aux
réalités sans trouver de remèdes, ou finissent par leur échec - souvent fatal - en martyrs d'un « système » qui les a moralement vaincu ;
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• un rapport frontal au sexe et à la violence ;
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• un scepticisme chronique à l'égard de toute forme d'autorité : les représentants de l'autorité (Etat, famille...) sont corrompus, psychopathes, comploteurs ; les hommes de pouvoir, les hauts placés s'érigent en banqueroutiers moraux, et derrière des apparences de bienséance, ils conduisent des manœuvres opaques dignes des services secrets menaçant des citoyens moyens inoffensifs ; le Nouvel Hollywood reflète l'état d'insécurité et de paranoïa de l'ère du Viêtnam et du Watergate ;
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• un goût pour la relecture et la déconstruction critique des genres classiques
du cinéma américain comme le western ou le film noir ; le Nouvel Hollywood renouvelle ces genres ou les "déconstruit" en s'affranchissant de leurs conventions ;
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• un irrespect systématique à l'égard des règles classiques de
l'intrigue et de l'évocation chronologique des événements ;
• un doute sur les motivations des personnages et, partant, un jugement moral (souvent) relégué au second plan ;
• un dévoilement du cinéma comme médium qui rend visibles les mécanismes de fabrication du film ;
• une volonté de substituer à l'horizon artificiel du cinéma hollywoodien et des réponses qu'il apporte, la beauté d'un parcours incertain qui s'achève par une série de questions ouvertes à
l'intelligence du spectateur.
◊ Le Nouvel Hollywood, ce sont des réalisateurs
Parmi ceux-ci, 2 précurseurs selon Jean-Baptiste Thoret :
• Robert Aldrich, metteur en scène d'"En
quatrième vitesse" (1955), qui a ouvert la voie du cinéma du complot et de l'asphyxie
• Don
Siegel, metteur en scène de "L'invasion des
profanateurs" (1956), qui a ouvert la voie du cinéma de la paranoïa et de l'effacement
Qui sont ces réalisateurs du Nouvel Hollywood ? D'où viennent-ils ?
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Ils
viennent
→ d'écoles de cinéma (ils sont appelés movies brats), de départements de cinéma d'universités - USC (Université de la Californie du Sud) de Los
Angeles, UCLA (University Of California, Los Angeles), université de New York : Brian De Palma, John Carpenter, George Lucas, Paul Schrader, Francis Ford Coppola , Martin
Scorsese ; |
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |
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