| titre original | "Force 10 from Navarone" |
| année de production | 1978 |
| réalisation | Guy Hamilton |
| scénario | d'après le roman d'Alistair MacLean |
| photographie | Christopher Challis |
| musique | Ron Goodwin |
| interprétation | Robert Shaw, Harrison Ford, Carl Weathers, Richard Kiel, Edward Fox, Franco Nero, |
| Barbara Bach, Edward Fox, Michael Byrne |
Review de Sébastien Miguel
Il faut avoir parfois beaucoup de passion (et d’indulgence…) pour aimer certaines productions des années 70. C’est certainement le cas
avec "L’ouragan vient de Navarone" !
Considérée par beaucoup comme un navet sans intérêt, la suite officielle du massif "Les canons de Navarone" (J. Lee Thompson, 1961) est tout de même
parvenue à devenir populaire. Devenant, année après année, un classique des films du dimanche soir.
Véritable plaisir coupable : c’est l’un des derniers films de commando produits par Hollywood, sous-genre du film de guerre à la limite du produit
d’exploitation. De plus, peut-on décemment ignorer un film avec Harrison Ford, Robert Shaw et une avalanche de seconds rôles tous aussi exotiques que spectaculaires ?
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Edward Fox (meilleur que David Niven), Carl
Weathers en bagarreur grande gueule, sans oublier Franco Nero en traître moustachu et ambigu - Richard Kiel et Barbara Bach reprenant, de manière assez similaire, leurs rôles de "L’espion qui m’aimait". Harrison Ford, âgé pourtant de 36 ans lors du tournage, semble tout juste sortir de
l’adolescence.
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En copie restaurée (et sans l’affreux Pan and scan * routinier des chaînes hertziennes…), ce film d’aventure arbore de splendides images de la campagne
yougoslave magnifiées par une utilisation particulièrement brillante du format 2:35 et une très belle photo de Christopher Challis.
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Technicien correct, faiseur impersonnel, Guy
Hamilton ignore absolument tous les bouleversements subis par le film de guerre depuis les 15 dernières années. Sans effet de montage, en multipliant les master shot **, en
prenant son temps… Artisan compétent et rigoureux, il réussit même certaines scènes vraiment excellentes : promenades à pied à travers les monts yougoslaves, le traître démasqué, le suicide raté
des héros…
Le film est parfaitement invraisemblable, mais se regarde comme une bande dessinée surannée, colorée, picaresque et diablement divertissante. Excellente
partition de Ron Goodwin.
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* Lorsqu'une image avec un ratio d'aspect de 16:9 est affichée sur un écran 4:3, l'image peut être modifiée. Le Pan
and scan consiste à faire correspondre la hauteur de l'image à la hauteur de l'écran, le résultat se traduisant par une suppression d'une partie de l'image en largeur ; il s'agit d'une
solution alternative au format Letter box, qui consiste à privilégier la largeur de l'image, ce qui se traduit par des bandes noires au-dessus et en-dessous de l'image. L’apparition du
Pan and scan s’est faite bien avant celle des téléviseurs 16:9, et l'idée était de faire croire aux spectateurs que l’image "carrée" (4:3) était plus importante que celle avec bandes
noires en haut et en bas : elle couvrait toute la surface de l'écran de télévision, tandis que les bandes noires montraient, elles, une image, certes complète, mais bien plus petite…
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** Plan effectué en premier lieu et qui comprend toute la durée de la scène. Au montage,
on insère les plans rapprochés à l'intérieur de cette prise.
◊ Autre adaptation des années 70 d'un roman d'Alistair MacLean : "Le
solitaire de Fort Humboldt".
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |
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